Par Isabelle Auzias : le 17 avril 2020

Quels financements publics pour l’après-crise ?

AVIS D’EXPERT. Les conseils de François-Pierre Le Page, président-fondateur de Marketkaps, pour réussir sa sortie de crise du Covid-19 et, pourquoi pas, booster son développement.

Après quelques semaines de confinement et un monde à l’arrêt, l’Etat et l’Europe se mobilisent pour accompagner les entreprises avec un arsenal d’outils sans précédent mis à disposition tels que le report de paiement des charges sociales, le prêt à taux ultra-bas garanti par l’Etat, les fonds de solidarité régionaux, l’accélération des financements et prêts par Bpifrance, etc.

Ces dispositifs mis à la disposition de nos entreprises ne les exonèrent pas du travail de fond concernant leur stratégie financière à moyen terme. Les prêts devront être remboursés un jour,
autant que les reports de paiements, et avec un chiffre d’affaires qui mettra du temps à redécoller, le risque est de voir beaucoup de structures avoir du mal au moment où, justement, le contexte sera propice au développement commercial.
La sortie de crise se prépare pendant la crise. Ne pas l’anticiper, c’est prendre un risque qui peut coûter cher…

L’Europe à la manœuvre
Rechercher des opportunités de développement au sein des programmes de financements européens et de subventions publiques constitue un levier de croissance non négligeable.
La Commission européenne, malgré la crise, n’a pas modifié ni annulé ses appels à projets, bien au contraire, dans la plupart des cas, elle a même augmenté les sommes allouées, et parfois
accordé plus de temps pour candidater. Il ne s’agira pas de profiter de plus d’indulgence dans les projets européens, mais bien d’identifier les programmes de financements idoines. Le secteur de la tech est plutôt gâté en ce moment avec, pour le programme EIC Accelerator, un appel pour le 19 mai sur le “European Green Deal” et le COVID-19 utilisant toutes les
dernières technologies liées au sujet de la santé (COVID-19), l’environnement et du développement durable (blockchain, IA, 5G, Cloud, etc.). Tous les autres secteurs pourront également se
préparer pour le 7 octobre 2020, date limite, en s’organisant dès aujourd’hui pour la préparation de son dossier afin de mettre toutes les chances de son côté.
L’EIC finance 70% du coût total du projet avec un montant de subventions européennes de 500.000€ à 2,5M€. De quoi couvrir les besoins de l’entreprise pour 24 mois, sachant qu’il faudra tout de même démontrer sa capacité à pouvoir financer sa quote-part de 30% du budget (soit par les revenus et bénéfices engendrés par les ventes, soit par une lettre de support d’un investisseur prêt à soutenir le projet en cas de succès, soit les deux).
Certes, ces candidatures demandent un vrai travail de fond sur la stratégie de l’entreprise (technique, commerciale et financière) mais avec le bénéfice immédiat, à l’arrivée, d’avoir construit un plan d’actions solide sur 24 mois, financement obtenu ou pas.
L’Europe poursuit sa politique de soutien aux entreprises par le biais de tous ses programmes de financement, c’est donc le moment de se mettre en recherche des programmes les mieux adaptés, et de se préparer à candidater (voir aussi Eureka-Eurostars, 2020 Blockchain, eIdentification & eSignature, etc.).

Transformer le confinement en opportunité ?
Le confinement, c’est aussi l’opportunité de rester actif, de réfléchir à sa stratégie, son plan d’actions, c’est aussi une façon de se projeter dans l’avenir, dans l’après COVID-19 et de combattre le stress. C’est encore un excellent moyen de développer son réseau professionnel, rencontrer ou plutôt discuter avec de nouveaux contacts (par le biais des réseaux sociaux,
des plateformes professionnelles telles que LinkedIn) et d’organiser son agenda et ses rendez-vous virtuels à l‘aide de la multitude d’outils gratuits disponibles en ce moment (Glowbl, Hangouts, Skype, Zoom et autres pour les calls, et WIMI, Slack, Discord, pour sa gestion de projets et d’activité). On pourra aussi en profiter pour discuter avec ses clients, partenaires
et revendeurs et leur demander des lettres de support, que l’on utilisera dans les demandes de financements européens pour prouver l’intérêt de l’écosystème.
Avec le confinement, il ne faut pas oublier que votre réseau est plus facile à joindre, alors profitez-en et organisez votre agenda en conséquence.

Pour bien construire un plan d’actions
Le plan d’actions est essentiel dans toutes ces démarches plus ou moins techniques. Il conviendra donc de savoir s’entourer d’une équipe solide capable de mener à bien l’ensemble des tâches à venir. L’alliance Marketkaps (expert et auditeur pour la Commission Européenne, conseil en montage de projets européens) et Aleo Finances (expert en montage de demande
de subventions publiques) vous accompagne dans toutes vos démarches, que ce soit sur les dispositifs de financements et de subventions disponibles auprès de la Commission Européenne mais aussi des Régions et territoires.
La majorité des start-ups recherchent d’abord des investisseurs pour entrer à leur capital ou créent de la dette plutôt que de se tourner en premier lieu sur les dispositifs de subventions publiques disponibles qui ont plus de chance d’aboutir et sont plus rapides à obtenir.

Pour en savoir plus, Marketkaps a posté une vidéo concernant l’EIC Accelerator et pour en savoir encore plus, n’hésitez pas à visiter les sites de www.marketkaps.com et www.aleofinances.com. Et n’oubliez pas que des subventions existent pour… demander des subventions. C’est le cas du dispositif Diag Europe de Bpifrance pour subventionner le montage
de projets européens EIC Accelerator.