Blockchain, ICO, l’uberisation de la finance est en marche.

 

Blockchain, Bitcoin, Ethereum, ICO, voici tout un nouveau vocabulaire pour définir la nouvelle vague technologique qui secoue actuellement le monde de la finance et indirectement l’ensemble des états à travers la planète. Avec l’évolution de nos usages sociétaux, l’accélération des innovations technologiques, vous ne le ressentez peut-être pas encore dans votre quotidien, mais la vie des entreprises et des particuliers est en train de muter à la vitesse grand « V ».

 

Uber a révolutionné le marché des taxis, au tour de la blockchain et des cryptomonnaies de révolutionner celui de la finance.

 

Créé en 2009, le bitcoin ne cesse de faire parler de lui. « La cryptomonnaie n’est qu’une bulle spéculative », « tout va s’effondrer et les investisseurs vont perdre des milliards ! » ne cessent de clamer les sceptiques ; Les banques, au début dubitatives et convaincues que le bitcoin ne ferait pas long feu, se mettent à y investir massivement. Peut-être ont-elles compris que cette révolution ne se limite pas à une nouvelle forme de monnaie virtuelle mais que celle-ci, de par son succès, pourrait bien pousser les acteurs économiques à se passer d’elles dans l’avenir. Et c’est bien là tout l’enjeu.

En matière de cryptomonnaie il existe cependant un vide juridique comme l’explique Franck Guiader, Directeur de la division Fintech et Innovation compétitivité de l’AMF dans La Tribune le 18/09/2017 puisque le bitcoin est un actif numérique mais pas un instrument financier et donc il ne relève pas directement des compétences de l’AMF.

De ce fait et vu les enjeux, la course à la régulation est lancée : « En matière de régulation en France, nous sommes plutôt en avance. Nous sommes un des seuls pays qui a commencé à adapter son droit commun à la technologie blockchain, à créer un droit spécifique aux blockchains, et ce il y a déjà plus d’un an avec l’ordonnance Macron sur les minibons. Il y a des consultations publiques… En comparaison, la Chine et les Etats-Unis ont été beaucoup plus stricts pour les ICO, avec des régulations très fortes voire des interdictions, précise Alexandre Stachtchenko, co-fondateur de Blockchain Partner, mais aussi Président de la Chaintech dans le Blog du modérateur en novembre 2017).

Il précise également que La Chaintech (l’association des acteurs blockchain francophones) dans sa réponse à la consultation publique lancée par l’AMF cette année a proposé une solution intéressante qui permet de répondre aux enjeux : soit avoir besoin de bénéficier d’une autorisation de l’AMF pour pouvoir lancer une ICO, soit avoir une autorisation optionnelle de l’AMF. Dans ce cas, si on ne l’obtient pas, il faut par contre indiquer dans son white-paper que le label de l’AMF n’a pas été obtenu.

La Principauté de Monaco quant à elle, vient d’adopter le 21 décembre 2017, 2 lois sur la blockchain. Ainsi, en devenant un Etat pionnier dans la régulation globale des blockchains et en invitant les acteurs économiques à faire usage de cette technologie sur son territoire, Monaco pourrait s’assurer d’un leadership réel dans une activité économique appelée à être déterminante dans les prochaines années. Et l’enjeu est de taille car c’est une industrie qui entame sa révolution des usages et des outils.

Déjà en août 2017, Six établissements bancaires, dont Barclays, HSBC et le Crédit Suisse, ont rejoint le projet de création de l’USC (Utility Settlement Coin). C’est un système transactionnel basé sur la blockchain mené par UBS depuis un an. 

Les banques sont divisées entre la tentation de participer à un marché juteux (plusieurs dizaines de fonds spécialisés dans les cryptomonnaies ont été lancés récemment) et le risque juridique qu’elles prennent en permettant à leurs clients d’acheter des produits dont la valeur ne repose sur rien : une action est une part d’entreprise, une obligation est un prêt remboursable, une devise est garantie par une banque centrale et une économie, tandis que le bitcoin n’a aucun sous-jacent. Il est le fruit de l’offre et de la demande explique Arnaud Leparmentier, correspondant à New York pour le journal Le Monde en novembre 2017.

 

Les ICO (Initial Coin Offering) plébiscitées par les entreprises

 

L’ICO est une émission de « jetons » (Token), échangeables en monnaie virtuelle, telle que le Bitcoin ou l’Éther. Des « actifs numériques » émis directement par une entreprise, sans passer par une banque coordonnant l’opération. L’investisseur qui souscrit ne reçoit pas de part du capital (comme une action en Bourse ou un investisseur en capital-risque) ou de créance sur les résultats futurs (comme un porteur d’obligations) mais des droits d’utilisation d’un service à venir qu’il contribue à financer.

Depuis plusieurs mois, le nombre d’ICO augmente de façon significative et les médias ne se privent pas d’en faire l’écho. Rien qu’en France, le site crypto-France.com en dénombre 24 depuis le mois d’octobre. 3 opérations « pionnières » en France cette année ont défrayées la chronique avec Domraider et ses 35 millions de dollars, iEx.ec 12 millions de dollars et Beyond The Void 110 000€.

Coinschedule.com, le site américain qui recense les ICO les plus significatives au niveau mondial estime que sur 2017, c’est environ 3,8 milliards de dollars de levées pour 235 opérations.

La bourse de Chicago cote depuis décembre 2017 le Bitcoin, preuve que les cryptomonnaies entrent progressivement dans la finance et la régulation mais surtout démontre que les cryptomonnaies s’installent dans notre société comme nouveaux outils de financement pour les entreprises.

Pour preuve de cette acceptation par notre société, les commerçants, principalement aux Etats-Unis, acceptent les paiements en Bitcoins. Plus de 100.000 sites internet l’acceptent, dont quelques géants aux États-Unis : là-bas, il est possible de payer en bitcoins chez Expedia, Dell ou encore Overstock.

Microsoft est la seule entreprise présente sur tous les continents à accepter les paiements en bitcoins depuis 2014. Depuis 2016, PayPal propose quant à lui d’approvisionner son compte avec des bitcoins. Concrètement, PayPal n’accepte pas le bitcoin comme une monnaie pour régler ses achats ou transferts d’argent : il permet d’encaisser dans une monnaie plus commune la valeur des bitcoins vendus sur les plateformes de trading Coinbase, BitPlay et GoCoin.

En France, la liste complète des commerçants acceptant le paiement en Bitcoin se trouve sur le site https://bitcoin.fr/depenser-ses-bitcoins et cette liste ne cesse de croître.

 

Et le phénomène ne fait que commencer…

 

Malgré la chute du Bitcoin dans la semaine du 18 au 22 décembre 2017 de 20%, le nombre de projets d’ICO pour 2018 est en pleine explosion.

Loin d’être moins couteuse qu’une introduction en bourse, l’ICO permet de lever beaucoup plus de fonds sans diluer son capital avec de nouveaux investisseurs.

Pour pallier aux risques de fraudes, d’ICO fictives et d’arnaques en tous genres, il est indispensable de s’adresser aux « bons » prestataires. L’Autorité européenne de supervision des marchés financiers (ESMA) a prévenu les investisseurs qu’ils risquaient d’être privés de recours en cas de litige car nombre d’ICO échappent aux « lois et régulations européennes ».

Avant de se lancer dans un projet aussi ambitieux, il convient donc tout d’abord de bien comprendre les mécaniques technologiques et financières, identifier les plateformes « sérieuses » qui vous permettront le cas échéant de convertir vos « tokens » en euros. Travailler de préférence avec des prestataires liés directement ou indirectement avec l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) et organiser la transparence tant au niveau de vos communications que des investisseurs.

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