Par Laurence Bottero  |  

L’entreprise, qui s’est implantée au sein du Village by CA à Sophia-Antipolis, a mis au point une gamme d’infusions à base de plantes certifiées, présentées en capsule. Ou comment aider à démultiplier la consommation.

Initialement, c’était plutôt vers la cosmétique que Fabrice Leclercq comptait orienter sa troisième vie professionnelle. Venu du secteur du marketing opérationnel, ce dirigeant, qui revend son entreprise en 2010 pour une seconde aventure entreprenariale, avait dans l’idée de créer des produits inspirés des recettes chamaniques. Oui, mais voilà, la cosmétique, ça coûte cher et l’inspiration chamanique peut se révéler être un frein à la vente. C’est donc finalement dans un domaine plus vaste, l’herboristerie, que Fabrice Leclercq se tourne, rachetant à la barre du tribunal de commerce, boutique et site internet d’une marque plutôt bien perçue. C’est le souhait maintes fois exprimé par ses clients d’une solution simple et rapide pour réaliser les infusions qui fait germer l’idée d’une infusion prête à l’emploi mais qui surtout ne néglige ni la qualité des plantes, ni la façon de les préparer. En clair, comment avoir un herboriste dans sa poche ou plutôt sur son étagère ?

Du bio, bon et différent

Il faut 2 années de recherche et de tests pour qu’Infuzit soit opérationnelle. “Nous avons appris à couper chaque plante de façon à préserver les principes actifs“, explique Fabrice Leclerq qui se trouve confronté à une autre problématique : comment donner bon goût sans passer par la case arômes naturels qui malgré leur nom, utilisent du propylène glycol afin de tenir les arômes ? “Nous avons alors fait le choix d’utiliser uniquement des plantes synergiques avec la promesse faite que ce soit pour l’endormissement, la détox ou la circulation sanguine par exemple“, précise le dirigeant. Des plantes scrupuleusement sélectionnées et dont les fournisseurs sont installés dans la Drome provençale et en Anjou. Et justement, si l’entrepreneur parisien s’est installé sur la Côte d’Azur, c’est “parce que nous avions la volonté d’installer la marque sur le territoire“.

Même démarche bio et éthique pour la capsule qui bien évidemment n’a pas recours à l’aluminium mais est fabriquée à partir de maïs, l’opercule étant quant à lui, constitué de papier alimentaire kraft, ce qui rend le tout bio-compostable. “Tout est assemblé en herboristerie, l’important est que le consommateur retrouve le savoir-faire des herboristes, ce consommateur qui n’a envie de se faire sa propre tisane et qui veut une réponse à une promesse“.

Un marché en croissance

Bâtie autour d’une gamme de six infusions – Nuit, Détox, Digestive, Respire, Circulation, Aphrodisia – Infuzit vise à rendre la tisane un produit aussi facilement consommable que le café. La commercialisation, qui a débuté en janvier 2018, utilise principalement le canal de distribution des magasins bio, “c’est là où nous avons notre place“, justifie Fabrice Leclercq. Mais la marque est aussi disponible via le site e-commerce et sur Amazon.

Si pour l’heure Infuzit s’est développé uniquement en auto-financement, une levée de fonds est en cours de préparation, pour un montant de 500 000 euros. Elle sera consacrée à renforcer la communication et à l’entretien de la relation avec les magasins bio. Le marché des plantes médicinales, lui, est en pleine croissance, celui de l’épicerie bio affichant un + 24 % par an. Infuzit, qui rassemble une équipe de 4 personnes, table pour sa part sur un premier chiffre d’affaires de l’ordre de 450 000 euros.

Infuzit est une société accompagnée par Marketkaps